samedi 18 novembre 2017

Le palmarès 2017




Prix spécial du jury :


Poison Ivy  -  Anne Thévenot – Montpellier (34)


1er prix : Faena -   Ingrid S. Kim – Toulon (83)

2ème prix : Une autre musique Kamin Arada – Cachan (94)


3ème prix : Moi et les mathématiques (et le reste du monde)  - Sylvie Dagallier  (92)



Prix de la meilleure nouvelle rueilloise : 


Un matin d’automne - Chantal Cacault -  Rueil Malmaison (92)


LES FINALISTES / 

2 jours - Lucas Largeron
Intervalles - Anne Lurois
1986 - Katia Jaeger
L'homme et l'écureuil - Raphaëlle Adam
Entre les hommes - Alexandre Bonnet
Enfermées - Jean-Christophe Perriau
Imprévue - Michèle Gerber
Un malheureux épisode - Nathalie Noëlle-Faure
Tire-toi - Fanny Bidegorry
Le caribou Marie-Françoise Fuss
Petites lunes - Richard Maurel
Veiller sur toi - Stéphane Poirier
Parentese /parenthèse - Alexandra Estiot
Amsterdam - Elodie Schalenbourg
Dans la cour des grands -Valérie Duplaix
Fermer les parenthèses - Aurélie Nicolas
Brumes - Lili Nyssen
Illuminé - Nolwenn Vigneron
Homme libre - Jean-Pierre Dupré
Samedi soir dans une baignoire - Willy Play


vendredi 17 novembre 2017

Anne Valière, Ma grand-Mère habite dans un château



Plusieurs fois membre du jury Don Quichotte, Anne Valière cache sous son pseudo une plume pétillante. Passionnée depuis toujours par la littérature et l'écriture, elle a réalisé son rêve : publier un roman,  "Ma grand-mère habite dans un château".
Un charmant roman pour la jeunesse. Mais pas seulement...
Ce petit  livre élégant  a le goût de la madeleine qui nous propulse à nouveau dans l'enfance. Résultat : les grands l'adorent aussi, en voici la preuve. 



"Ma grand-mère ne vivait pas dans un château, mais c'était tout comme à mes yeux ! Quel bonheur de retourner en enfance en lisant ce livre...
Les vacances chez ma grand-mère, c'était quelque chose ! Ces parenthèses enchantées où on vivait comme des Robinson, où tout devenait aventure. Ce lieu unique, avec ses odeurs, ses couleurs... et ses bruits : ceux du voisin solitaire, par exemple, qui se mettait à jouer du saxophone sur sa terrasse tard le soir alors que j'étais au lit. Cette musique, à la fois effrayante car elle venait du voisin qui me faisait peur, et en même temps rassurante, car elle symbolisait tout : "j'y suis, je suis bien en vacances chez Mamie."
Tamara

Bref, on attend la suite avec impatience !


La quatrième : 

"Quand Violette et Iris passent les vacances d'été chez leur grand-mère, elles habitent dans un château.Un château comme dans les contes de fées ? Pas vraiment !Les murs s'écroulent, la nature pique et gratte, Mamie dit des gros mots, et sauf quand on pêche la carpe, il ne se passe pas grand-chose.Une nuit, pourtant, deux intrus tambourinent à la porte d'entrée. Mamie sort la carabine. L'aventure commence."

Editions Inédits

jeudi 16 novembre 2017

Compte petite et deviens...Camille Lysière


Si Don Quichotte devait décerner le prix de la persévérance, il serait attribué à Camille Lysière, fidèle participante à notre concours. Ses textes à la fois ancrés dans l'actualité et d'une grande justesse ont toujours été finalistes. D'autres concours n'ont pas résisté à sa plume sincère et délicate :  Troisième place au Prix Gaston Welter (Talange - 57) , et lauréate du Prix Gérard de Nerval (Le Touquet - 62 )
Quoi qu'il arrive à Rueil Malmaison, 2017 est son année ! Son premier recueil vient de sortir aux Editions Moires. Camille ou l'art de la chute...
Hommage clin d’œil : Elle nous rendra enfin visite le 18 novembre, Camille est enseignante et vit près de Pau. 

La quatrième : 


« Dix ! Je donne l’impulsion nécessaire pour projeter mon corps vers l’avant, rabattre au plus vite mes bras devant ma poitrine comme un oiseau referme ses ailes, les genoux fléchis, les talons pointés vers les remous de l’eau si claire, en bas, et les têtes casquées qui m’y attendent, comme posées sur le miroir translucide. Ça dure peu, je crois que j’ai fermé les yeux. Quand l’eau rentre dans ma combinaison néoprène par l’ouverture de mon col, je la sens descendre jusqu’à mes chevilles en un fil glacial qui parcourt ma peau de haut en bas. Ma respiration est coupée quelques secondes, je ne vois plus rien, je remonte à la surface, tousse un peu avant d’entendre les exclamations de ces fous qui m’ont entraînée là. »

Ce recueil rassemble dix histoires d’hommes et de femmes qui s’aiment, qui se déchirent, qui se cherchent, et puis tout bascule...

mercredi 15 novembre 2017

Thomas Giraud : Elisée avant les ruisseaux et les montagnes




Nous avons le plaisir d'accueillir Thomas Giraud dans notre jury cette année. Son ouvrage "Elisée avant les ruisseaux et les montagnes" a reçu un très bel accueil de la part de la critique. Dans le Monde des livres du 21 octobre 2016, Amaury da Cunha nous donne envie de suivre les pas
d'Elisée :



" C'est l'histoire d'un enfant qui décide de prendre son destin à contre-courant, en désobéissant à son père, refusant de devenir pasteur, comme lui. Alors il marche. Traverse la France, s'imprègne du paysage, ramasse des cailloux, scrute le mouvement des fleuvres. Médite à demi-mot.
Les phrases de Giraud, très visuelles, ont quelque chose de l'esquisse, elles sont accompagnées de "bouts de pensées" de son personnage, comme des instantanés photographiques. L'écrivain montre comment la conscience de soi doit d'abord, peut-être, passer par une imprégnation physique dans le monde. C'est l'éveil d'un regard et d'un esprit, sans cesse stimulés par une attention extraordinaire à la géographie. Car Elisée semble toujours désireux de voir surgir l'inattendu dans le monde ordinaire. "Il s'enfuit ruminer ses frustrations et tiraillements, déplacer des pierres. Pas déplacer des montagnes, juste ramasser des pierres et les faire voyager. De petits actes mesurables." Récit poétique qui n'affirme rien, n'entend rien démontrer, ce livre laisse cependant, dans la mémoire, des traces infimes de sensations physiques, qui donnent subitement envie d'aller marcher dehors." 

La quatrième : 

En imaginant ce qu'ont pu être certains épisodes de la vie d'Elisée Reclus (1830-1905), avant qu'il ne devienne l'auteur d'Histoire d'un ruisseau et Histoire d'une montagne, ce premier roman nous met dans les pas d'un personnage atypique et toujours d'une étonnante modernité. 

Découvrez le catalogue des (Editions) La Contre Allée qui propose des textes d'une grande qualité. 

L'aube sera grandiose - Anne-Laure Bondoux



Anne-Laure Bondoux, présidente de la 3ème édition de notre concours a remporté le prix 
Vendredi 2017 pour son dernier roman L'aube sera grandiose. 

Pour mettre en avant la littérature pour adolescents encore trop souvent méconnue, le Syndicat national de l'édition (SNE) vient de créer le "prix Vendredi" ainsi nommé en référence au personnage de Michel Tournier. 

« J’ai le sentiment que ce premier prix va inaugurer le début d’une nouvelle ère, se réjouit-elle. Il montre au grand public qui ne lit jamais de littérature jeunesse que c’est une littérature en soi, que l’on peut toucher le lecteur à partir de 13 ans, mais que cela n’exclut en rien les lecteurs plus âgés. »

Un récit magnifique sur le partage et la transmission entre générations. Anne-Laure est une personne formidable, nous nous réjouissons de cette reconnaissance très méritée. 

La quatrième : 


Ce soir, Nine, seize ans, n'ira pas à la fête de son lycée. Titania, sa mère, en a décidé autrement. Elle embarque sa fille vers une destination inconnue, une cabane isolée, au bord d'un lac. Il est temps pour elle de lui révéler l'existence d'un passé soigneusement caché. Commence alors une nuit entière de révélations...
Qui sont Octo, Orion et Rose-Aimé ? A qui appartient cette mystérieuse cabane ? Et ce vélo rouge, posé sous l'escalier ?
Au fil d'un récit souvent drôle, parfois tragique et bouleversant, Nine découvre un étonnant roman familial.
Quand l'aube se lèvera sur le lac, plus rien ne sera comme avant.


mardi 14 novembre 2017

Maryse Vannier Quatre années de jeunesse



Lauréate du Prix de la nouvelle de Rueil en 2016, Maryse Vannier nous livre dans Quatre années de jeunesse un témoignage réaliste et pudique de l'expérience de son cousin Léon. 

 « Entre mes mains, j'ai tenu les minces cahiers d'écolier sur lesquels mon cousin Léon avait consigné, à la plume et à l'encre, son emploi du temps presque quotidien depuis août 14 jusqu'à janvier 19. Les couvertures étaient tachées de la boue des tranchées, le papier s'était desséché et avait jauni, l'écriture restituait dans ses pleins et ses déliés les pressions de l'index du cousin. Une orthographe presque parfaite, un style simple, fluide et efficace. » 

Un texte fort, une écriture juste et précise pour cet hommage à toute
cette jeunesse fauchée par la barbarie humaine.